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lundi 14 janvier 2013

Ben Bohane explore la Mélanésie

Photographe d'origine australienne, Ben Bohane a couvert les traditions et les conflits de la région du Pacifique pendant plus de vingt ans. Ses photographies, qui constituent le plus important fonds photographique contemporain sur les peuples du Pacifique du Sud, font partie de la collection du New York Metropolitan Museum of Modern Art, British Museum et Australian War Memorial. Le photographe espère aujourd'hui réaliser son premier livre dédié à ce sujet, grâce à son projet de crowdfunding The Black Islands - Spirit and war in Melanesia (présenté via la plate-forme Emphas.is)
Photographie.com : En Mélanésie, la vie n'est pas aussi facile que l'on pourrait croire. La violence et les changements climatiques compliquent parfois la vie des gens. 
Derrière l'image "Club Med" que l'on associe souvent à la Mélanésie, de nombreuses nations du Pacifique doivent faire face à des problèmes graves liés à la terre, la santé et l'éducation. Certaines communautés sont affectées par les dégâts environnementaux provoqués par les entreprises minières occidentales, ou par les barons forestiers venant d'Asie. Dans la culture mélanésienne, la terre est sacrée, puisqu'elle offre aux gens tout ce dont ils ont besoin ; mais ces communautés sont constamment sollicitées par des "consultants" qui essaient d'acheter leur terre et les ressources dont ils disposent. 
La plupart des nations mélanésiennes ont connu des graves conflits : la guerre civile dans les Iles Solomon, les guerres d'indépendance en Papouasie de l'Ouest, Bougainville et Timor oriental ; Kanaky (Nouvelle Calédonie), où les autorités préparent un referendum, se dirige probablement vers une nouvelle période d'instabilité. 
Le changement climatique devient aussi un problème de plus en plus grave ; j'ai pu constater ses effets dans des endroits comme les atolls Carteret, où la salinité de l'eau détruit les jardins potagers des habitants, qui deviennent ainsi dépendants de l'aide alimentaire. Tous ces problèmes sont très importants, mais il faut aussi dire que la Mélanésie est un endroit généralement calme, où la plupart des gens ne manquent pas de nourriture ou d'abri. Vanuatu a d'ailleurs été déclaré "le pays le plus heureux au monde", selon le Happy Planet Index qui mesure autres choses en plus du PIB. En réalité, les pays du Pacifique peuvent nous apprendre un mode de vie plus "durable." 
Photographie.com : Les médias français et européens ne parlent pas beaucoup de ces pays, mais vous êtes convaincu que la Mélanésie est en train de devenir, d'un point de vue géo-politique, stratégique à nouveau. 
Ces îles ont eu un rôle déterminant pendant la deuxième guerre mondiale, lors des batailles entre les forces australiennes, américaines et japonaises. Oubliées pendant plus de 60 ans, elles font à nouveau l'objet d'une compétition politique, stratégique et diplomatique acharnée entre des pays comme la Chine les États-Unis, l'Australie ou la Russie. Ce que certains appellent le "siècle Pacifique" a déjà commencé, et nous allons probablement assister à une nouvelle guerre froide dans cette région entre les grands pouvoirs. Il faut oublier le Moyen Orient : au 21e siècle, c'est le Pacifique qui sera au coeur du conflit. 
Photographie.com : Vous avez photographié les populations mélanésiennes pendant plus de 18 ans. Quelles sont les choses les plus importantes qu'elles vous ont appris ?
Beaucoup de choses m'ont impressionné ces 20 dernières années. Lorsque j'ai visité Papouasie de l'Ouest pour la première fois, j'ai eu l'impression de retourner au temps de la genèse biblique, aux sources de l'humanité. Cette région est une autre grande "Amazonie" de notre planète : il y a tellement de tribus, d'espèces de plantes et d'animaux, qu'on aura besoin de nombreuses années pour les étudier et les comprendre. Mais le temps ne semble pas être de notre côté, puisque certains endroits subissent un véritable génocide provoqué par le pouvoir indonésien et par la cupidité des entreprises forestières et minières. 
J'ai appris, lors de mes voyages, qu'il y encore énormément de choses à découvrir en Mélanésie. On trouve, dans cette région, le plus grand nombre de langues per capita, et des milliers de tribus, et, selon certains scientifiques, le "panorama religieux le plus complexe au monde." On trouve également un esprit de tolérance et de générosité vraiment extraordinaires, ainsi qu'une sagesse remarquable de la vie simple. J'ai vite compris, lors de mes visites, que ces peuples aiment les histoires plus que tout autre chose - ils ne voulaient pas que je leur offre des "choses", mais des "histoires." Celles-ci représentent presqu'une monnaie pour eux, monnaie que je suis très content d'utiliser.
Photographie.com : Vous avez assisté lors de vos visites à de nombreux rituels…
Il y a effectivement énormément de rituels fascinants dans cette région du monde, du saut du gol (qui serait à l'origine du saut à l'élastique) pratiqué sur l'île de Pentecôte au Vanuatu, au festival Sing Sing en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les danses en état de transe, ou le culte du cargo à Tanna. Puisque tout le monde est constamment en communion avec les esprits, même les gestes quotidiens ont une signification.
Photographie.com : Des traditions millénaires sont en train de disparaître partout dans le monde. Dans ce contexte, votre photographie est essentielle…
J'ai choisi de couvrir la réalité de ces îles - et pas seulement le côté "carte postale" - qui ont souvent été oubliées par les médias étrangers (parce que considérées comme trop lointaines, dangereuses ou nécessitant trop de moyens financiers). En tant que photojournaliste australien, il m'a semblé logique de couvrir cette région particulièrement riche en histoires et traditions, plutôt que d'aller en Yougoslavie ou en Afghanistan,  comme la plupart de mes amis et collègues l'ont fait. Mon objectif est de documenter l'essence de la vie insulaire, des rituels mystiques aux guerres et difficultés que la Mélanésie a connues ces 20 dernières années, afin que l'on puisse mieux comprendre ses populations et mode de vie. 
Cette région est un trésor d'humanité qui nous offre d'innombrables leçons pour une vie plus responsable et simple dans ce début du 21e siècle.
Propos recueillis par Roxana Traista
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Thierry Lacroix. Des journées entières

Les Ateliers d'Art accueillent du 9 au 21 janvier 2013 une exposition de photographies noir et blanc signées par Thierry Lacroix. Photos de rue et scènes de vie quotidienne reflètent la vision humaniste de l'artiste. 
Je photographie depuis plusieurs années, de préférence en noir et blanc pour son côté romantique. (…) À force de photo ratées, d'échecs, on avance par à-coups. Je vis avec mes images, prends mes distances, puis les confronte aux regards extérieur. Un moyen de vérifier mes certitudes.
À la prise de vue, je cherche l'essentiel dans la réalité la plus banale, l'appréhender avec le minimum de théorie, des images qui ne sont pas prises pour de l'art, mais pour de la vie. Je choisis la rue pour thème central, ses habitants, le quotidien comme toile de fond, photographiant à la volée, souvent d'une façon instinctive et directe.
Ce qui est curieux, c'est de constater qu'au fil du temps, ce sont toujours à peu près les mêmes visages qui vous arrêtent, les mêmes climats, les mêmes lumières, les mêmes atmosphères…
Mes préférences vont pour ces photographes américains des années 1960 qui travaillaient pour le magazine  Life. J'éprouve pour eux une grande admiration ; ils disposaient d'une grande maîtrise du cadre, de la géométrie et de la lumière…"
Thierry Lacroix

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La collection de Howard Greenberg exposée à la Fondation HCB

La Fondation HCB expose la remarquable collection privée du galeriste new yorkais Howard Greenberg. Une centaine de chefs-d’œuvre, caractéristiques des choix avisés du " galeriste-collectionneur", sont pour la première fois dévoilés au public.
Des modernistes de l’école tchèque (Drtikol, Rössler, Funke) aux photographes de la FSA (Lange, Evans) en passant par les humanistes (Hine, Seymour) ou les maîtres américains (Callahan, Frank, Winogrand), c’est une histoire personnelle de la photographie qui est racontée. Parmi la sélection, sont présentés des tirages d’une qualité exceptionnelle et des photographes majeurs, parfois méconnus comme Roy DeCarava, Leon Levinstein ou Ralph Eugene Meatyard. Howard Greenberg se passionne pour la photographie au début des années 1970. C’est ainsi qu’il crée le centre de la photographie de Woodstock puis sa galerie, pour s’affirmer très vite comme l’un des piliers de la scène photographique new yorkaise. En tant que galeriste, Howard Greenberg expose ce qui lui tient à cœur, sans tenir compte de l’aspect commercial, le travail des grands maîtres aidant à financer le reste. Il utilise le même principe pour sa collection qu’il complète au gré de ses coups de cœur, de sa sensibilité sans courir après une liste de photographies idéales.
Collectionneur dans l’âme depuis l’enfance,  c’est bien après ses débuts que le galeriste s’est autorisé l’acquisition personnelle, obligé parfois de revendre pour, dans certains cas, retrouver le tirage plus tard. C’est donc patiemment et prudemment au cours des 30 dernières années que la collection s’est construite, affichant deux approches : l’utilisation expérimentale de la photographie qui s’interroge comme médium et à l’opposé, l’utilisation documentaire, portée par sa fonction d’enregistrement du réel. Cette dualité aux apparences inconciliables, prend corps cependant au sein de cette collection, grâce à l’acuité d’un regard passionné et curieux, qui laisse une large place à la découverte des figures, longtemps négligées, de la scène new yorkaise d’après-guerre : les photographes de la Photo League et de la New York School (Abbott, Liebling, Faurer, Friedlander, Model).
Howard Greenberg accorde une place essentielle au tirage. Celui des  Trois mineurs gallois d’Eugene Smith est ainsi entré dans sa collection lorsqu’il découvre le premier tirage utilisé pour la reproduction dans Life, un tirage d’une grande simplicité qui l’a attiré plus que tous ceux qu’il avait eu entre les mains.
Howard Greenberg le sait mieux que personne : une collection représente l’œuvre d’une vie, elle se construit à l’abri des regards,  dans la discrétion,  sa maturité se jauge à l’aune du temps qui lisse les effets de mode, cautionne la rareté d’un tirage, et valide la pertinence de l’intimité de la décision. C’est  précisément ce dialogue entre l’intime et le professionnel que la Fondation Henri Cartier-Bresson est heureuse de proposer au public.
Cette exposition co-produite avec le musée de l’Elysée à Lausanne est accompagnée d’un catalogue publié par Steidl.  
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mercredi 9 janvier 2013

Prix Leica Oskar Barnack 2013 : appel à candidature


Leica lance l’appel à candidature pour son concours international de photographie Prix Leica Oskar Barnack, réservé aux photographes professionnels. Outre une somme de 5000 euros, le lauréat recevra un équipement photographique Leica M d’une valeur d’environ 10.000 euros. Une deuxième récompense sera attribuée dans la catégorie Prix de la relève Leica Oskar Barnack, destinée aux photographes (débutants) de moins de 25 ans. Ce lauréat gagnera également un appareil photo du système Leica M avec objectif.
A partir du 15 janvier 2013 jusqu’au 1er mars 2013, les photographes pourront postuler en ligne. Les dossiers de candidature seront disponibles peu avant le commencement du concours sur www.leica-oskar-barnack-award.com. Les prix seront décernés dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, en France, du 1 au 7 juillet 2013.
Selon le communiqué de presse, le jury décernera les prix au photographe qui, "avec un sens aigu de l’observation, saura exprimer une relation de l’homme avec son environnement dans une série d’au maximum 12 images. Les candidats doivent soumettre une série cohérente de photos dans laquelle le photographe a perçu la synergie entre les hommes et leur environnement et documenté cette relation avec une vision contemporaine."
A travers ce concours, Leica rend hommage à l’inventeur du Leica, Oskar Barnack (1879 – 1936).
7/01/2013


Pour plus d'informations, rendez-vous sur : http://www.leica-oskar-barnack-award.com/
Appel à candidature, du 15 Janvier 2013 au 1 Mars 2013.
 
 
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Olivier Fölmi. Le Bal de d'univers

Le Bal de l’Univers, un travail photographique inédit d’Olivier Föllmi, accompagné d’ extraits de textes d’Hubert Reeves, propose un voyage au cœur de l’Islande, île imprévisible, tour à tour chatoyante, violente  et apaisante, où la puissance des éléments se déchaîne.
Le livre s'articule autour d’une interrogation essentielle et intemporelle : quelle est la place de l’Homme sur Terre ? Car si la vie s’est manifestée sur notre planète il y a un peu moins de quatre milliards d’années, l’apparition des premiers humains est bien plus récente. Toutes les espèces obéissent aux lois naturelles d’interdépendance, sauf lorsque l’Homme joue à l’apprenti sorcier et engendre des catastrophes écologiques, tout en se mobilisant dans le même temps pour sauver la planète.
Or, en Islande, la puissance des éléments, du feu, de l’air, de l’eau permet de relativiser l’importance d’une catastrophe écologique : sur les champs de lave et les terres anéanties, la vie renaît au cours des siècles… A échelle miniature, l’Islande démontre qu’une apocalypse écologique ne changerait rien aux lois de l’univers de création, de destruction et de renaissance.
Ce n’est donc pas la planète qu’il faut sauver en urgence, c’est l’Homme, hôte terrestre provisoire qui se met en danger de mort. Pour survivre, il va devoir apprendre à être solidaire des autres humains, des autres espèces vivantes. Il va devoir s’appliquer à maîtriser ses propres technologies, à trouver une harmonie avec la nature. Les bibliothèques du monde sont emplies de ces conseils de sagesses. Il reste à l’Homme à les appliquer pour rester l’invité de la Terre, dans le Bal de l’Univers.





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Voici Paris, les nouvelles acquisitions du Centre Pompidou exposées

Exposition
 Historian d'art spécialisé dans la photographie, Christian Bouqueret commence à constituer sa collection photographique dans les années 1970, qui deviendra le dernier grand ensemble de photographies couvrant les années 1920-1959 encore en mains privées en France. En 2011, le fonds constitué de plus de 7000 tirages d'époque entre dans les collections du Centre Pompidou. À partir d’une sélection de quelque 300 images de cet ensemble exceptionnel, l'exposition Voici Paris, Modernités photographiques reflète le bouillonnent photographique qu'a connu la France pendant l'entre-deux guerres. 

PIERRE ADAM. 
Athlète martiniquais, 1935
Épreuve gélatino-argentique. 
23,8 × 17,8 cm
© Photo Guy Carrard - Centre Pompidou, MNAM-CCI Droits réservés
Dirigée par Françoise Pams, l’exposition d est "organisée en cinq sections thématiques qui correspondent aux grandes tendances de l’époque : les inventions formelles de la Nouvelle Vision, l’œil halluciné du surréalisme, une veine documentaire attentive aux réalités sociales, une autre plus illustrative s’inscrivant dans l’essor de la presse ou du livre et enfin une résurgence néoclassique," précisent les organisateurs dans un communiqué de presse. "Toutes participent à l’une des périodes les plus flamboyantes de l’histoire de ce médium, celle où s’invente la vision moderniste."
On retrouve, parmi les 300 tirages exposés, les oeuvres des artistes emblématiques de cette époque (Man Ray, Kertész, Dora Maar, Krull, Brassaï, Pierre Jamet), mais aussi celles des photographes moins connus, dont Aurel Bauh, Yvonne Chevalier, Emeric Feher ou Lucien Lorelle. En mettant en évidence la diversité des sujets abordés par les photographes provenant d'horizons variés (avant-gardistes, reporters, illustrateurs, photographes commerciaux), Voici Paris nous propose un panorama fascinant de la création photographique à une période charnière de l'histoire de la photographie. 
AUREL BAUH
Sortant des mines, vers 1935 Épreuve gélatino-argentique. 39,8 × 29,7 cm
© Photo Georges Meguerditchian - Centre Pompidou, MNAM-CCI Droits réservés
Exposition, du 17 Octobre 2012 au 14 Janvier 2013.
Centre Pompidou
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lundi 7 janvier 2013

Des questions ? - Sur une photographie de Gaëlle Girbes

« Dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême de l’Absurdisthan ont affirmé que les vélos à deux roues ayant prouvé leur innocence restaient réglementaires dans la mesure où ils ont bénéficié d’un pneu fruste et dé-gonflable. »
« Dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême de l’Absurdisthan ont affirmé que les lits à baldaquin ayant prouvé leur innocence restaient interdits de séjour dans la mesure où ils ont bénéficié d’un matelas juste et confortable. »
« Dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême de l’Absurdisthan ont affirmé que les murs étouffants ayant prouvé leur innocence restaient parfaitement lavables dans la mesure où ils ont bénéficié d’un tapis neuf et dé-crochable . »
« Dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême de l’Absurdisthan ont affirmé que les larmes abondantes ayant prouvé leur innocence restaient parfaitement légales dans la mesure où elles ont bénéficié d’un mouchoir neuf et saisissable. »
« Dans une récente décision, deux juges de la Cour suprême de l’Absurdisthan ont affirmé que l’exécution d’un homme ayant prouvé son innocence restait valable dans la mesure où il a bénéficié d’un procès juste et équitable. »

— Des questions ?
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Regarde - sur une photographie de Lizzie Sadin

Regarde.
Je suis une empreinte sans empreinte.
Regarde.
Une marque sans marque.
Une voix sans voix.
Regarde.
J’ai encore un visage !
Là où nous sommes je suis unique.
Je me démarque.
Regarde !
Je ne suis pas seul.
Je ne suis pas seul à avoir un visage.
J’ai un visage. J’ai un visage. J’ai un visage.
Parce que je ne suis pas seul.
De moi à toi, tous les petits formats, qui sont-ils ?
Regarde !
J’ai le cœur en boîte aux lettres.
Le message à vide.
La lettre aux fers.
Dehors, en quoi tu te démarques ?
Mais ...
Où est ton visage ?
Regarde ...
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samedi 5 janvier 2013

C’est quoi d’être belle, grand-mère ? / Sur une photographie de Sanja Knežević

Regarde-moi, maman ! Je danse ! Ne sois pas méchante ! Le travail n’est pas un lièvre. Je vais, je vais aller ! Là-bas, devant l’hôpital, les gens arrêtent de me voir et me donnent de l’argent. Je pense que ce n’est pas comme la mendicité dans les grands magasins. Mendier dans l’hôpital me plaît. Voilà ce que j’aime. Sinon, les gens ne me regardent pas dans les yeux, en me jetant une pièce de monnaie. Peut-être c’est à cause de la honte que je sois pincée par le froid, et ceux qui sont en face de moi paient parce qu’ils se sont rendus coupables, tandis que la femme, à laquelle j’ai parlé hier, était malade, je l’ai vue. Elle sentait bon, j’ai ressenti l’humidité de ses cheveux qui étaient encore mouillés par la douche, mais du fond d’elle-même sourdait une odeur mauvaise, maladive. Peut-être que c’est pour cela que les gens s’arrêtent à côté de moi, surtout ceux qui sont malades, qu’ ils pensent que le Dieu du tableau est derrière moi et va les guérir s’ils me donnent un sou ou un billet.
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Les gens du milieu

Comme disaient les darons rassemblés autour du cubi de vin rouge, le soir après le boulot, une gauldo au coin du bec, on était les Grands Baisés du Milieu, ceux qui trimaient 10 heures par jour, qui payaient tout plein pot et qui finissaient le mois sans un rond, souvent moins. L’Etat avait créé des aides pour les pauvres, des facilités pour les riches, et puis s’en était retourné dans ses salons, satisfait. Au fil des verres à moutarde, les souvenirs de jeunesse remontaient à la surface, les forces vives aussi, on se tapait dans le dos, on riait fort, on envisageait de faire cuire quelques côtes de porcs, et après tout, on était pas si mal loti, merde alors, tu ne vas quand même pas repartir sur une patte, Marco ?! Alors Marco, un coup dans le nez, il se retournait, il regardait sa femme qui lui faisait de grands signes sur le pas de leur porte, de l’autre coté de la rue, et plus ou moins, il finissait toujours par l’envoyer bouler,
Tu me fais chier.
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Les gens viennent du fond de la nuit - sur une photographie de Franck Boucher

les gens viennent du fond de la nuit dans le tréfonds des nuits, sur les wagons, et dans les routes, ils sont sur la route baignée de larmes
avec les étoiles
je regarde le ciel dans les rues
les gens viennent du fond de la nuit dans le tréfonds des nuits, sur les wagons, et dans les routes, ils sont sur la route baignée de larmes
avec les étoiles
je regarde le ciel dans les rues
entre mes doigts défile le sang.
au bistouri
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Un homme est sa maison - sur une photographie de Franck Boucher

un homme est sa maison
entre les toits des maisons
sur l’asphalte
des gens
sur l’asphalte gris
entre les toits
entre deux toits
sur l’asphalte entre les toits
le béton gris
sur le trottoir entre les toits
sur le trottoir dans tes bras ; les toits sont ma maison et la peau mon âme
entre les toits je dors
le toit est ma maison et sur sa tête je dors entre les toits
sur sa tête je m’appuie pour réfléchir entre les toits
entre les toits
je dors
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mercredi 26 décembre 2012

Errances

Cette exposition, qui réunit les travaux photographiques et les installations vidéo de Franck Gérard, Rune Guneriussen, Eponine Momenceau, Jean-Claude Pondevie, Géraldine Py et Roberto Verde, et le Collectif Bellavieza, interroge le thème de l'"errance" et cherche à définir l'état spécifique que cette notion implique.  
J’ai été invité à réfléchir pour cette exposition sur la notion d’errance par Mélanie Rio. De facto, ce concept est inhérent à mon travail que ce soit dans ma pratique « libre » ou celle, plus contrainte, de la commande. J’ai toujours suivi ma propre voie, emprunté mes propres chemins, même dans la vie. Une vision plus extrême dirait que nous sommes, en quelque sorte, tous condamnés à errer sur terre tout au long de notre vie, un peu à la manière du légendaire « Juif errant », qui ne peut perdre la vie car il a perdu la mort ou encore du « Chevalier errant ».
Mais l’errance pourrait être aussi bien celle du chien ou de n’importe quel animal domestique ; pour moi, elle est avant tout mentale, comme pourrait la définir Raymond Depardon dans son livre si bien nommé, ou encore davantage Fernando Pessoa dans le Livre de l’intranquillité, un de mes livres de chevet Je suis un « boulimique du regard », toujours, depuis plus de treize ans aujourd’hui, accompagné d’un appareil photo.
J’ai donc produit un nombre élevé d’images qui sont rassemblées sous le titre En l’état, 13 juillet 1999-Aujourd’hui. Ce travail, je l’ai fabriqué au quotidien, dans un souci délibéré de montrer « ce que je vois », simplement mais aussi méthodologiquement. J’ai sans cesse, dans ce corpus, réfléchi à l’errance, car les voies que nous empruntons sont régulièrement définies (Aller à l’école, faire des courses..), opposées à la notion de « promenade », mais j’ai fini par intégrer ce concept dans ma vie de tous les jours dans le sens où je ne suis jamais à l’abri, lorsque je suis sur ces routes, d’une dérive ; tourner à droite plutôt qu’à gauche, par exemple, car comme tout le monde la seule forme d’objectivité est la mienne, que je ne peux imposer à personne ; je suis toujours dans cet état d’être entre l’intérieur
(la pensée) et l’extérieur (les sens) qui nous oblige à cette lecture du monde.
Cet état est donc relié à une forme de stase mentale, on a beau bouger, errer, l’esprit reste où il est, « géographiquement parlant », même s’il peut justement « vagabonder », se laisser aller,  et c’est le corps qui nous impose le mouvement, le déplacement.
On pourrait dire que l’errance est donc liée au choix ou au non-choix de se mouvoir, ou autre chose car à vrai dire, définir cette idée métaphysique m’impose d’errer en moi mais aussi dans ce texte que j’écris à l’instant ; se perdre dans ses idées est très agréable, mais en psychiatrie la notion d’errance est liée à l’idée de ne plus pouvoir s’accrocher à ses pensées, d’errer dans son propre esprit.
Est-ce que je pourrais dire que tout est hasard, sans but ? Que nous errons ? Non, bien sûr, mais je vous répondrais qu’il me semble parfois essentiel de laisser entrer ces notions dans sa vie, de quitter les sentiers balisés de la pensée, de parfois, faire fausse route volontairement. (…)
J’ai inventé mes propres itinéraires poétiques à l’instar de la psychogéographie.
J’ai erré dans les bois, la montagne et les villes.
Franck Gérard
20/12/2012

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Signe des temps : Le trans-africanisme, moteur de la photographie africaine

De Bamako à Lagos, de Johannesburg à Khartoum les initiatives se multiplient et dynamisent la scène photographique africaine. Photographes, collectifs et structures informelles, forts de leur succès récent et enhardis par la conviction que l'artiste africain a son mot à dire, s'appuient moins sur les institutions locales (toujours faibles) ou internationales (toujours lointaines) que sur leur propre volonté de s'exprimer et de faire avancer leur art. C'est l'heure du trans-africanisme, qui par ses efforts de briser les frontières et encourager les échanges culturels, promeut une photographie d'origine contrôlée. Une photographie africaine par les Africains. 

Fondé par le photographe nigérian Emeka Okereke, le Invisible Borders Project (Projet des Frontières Invisibles) a comme objectif de renforcer les échanges culturels, et d'asseoir la photographie africaine sur le socle d'une Afrique libérée des frontières sociales, économiques ou politiques. "Invisible Borders est une cause, un mouvement, une idée qui est en train de devenir plus importante que le projet lui-même," explique Emeka Okereke. "Il est basé sur ce que j'appelle le trans-africanisme, une sorte d'échange entre des personnes qui essaient de résoudre les mêmes problèmes, et qui partagent, à travers des productions artistiques diverses, leurs réalités intimes." 
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dimanche 23 décembre 2012

Les Sudre, une famille de photographes

Dans la famille Sudre, le "virus photographique" n'a épargné personne. Parents et enfants créent, depuis plus de quarante ans, une oeuvre singulière qui couvre l'ensemble des domaines photographiques, de l'enseignement de la photographie à l'art du tirage, en passant par les portraits, les natures mortes ou la photographie de paysage. Après l'exposition organisée au FIAP Jean Monnet dans le cadre du Mois de la Photo, les Sudre s'exposent à Lyon, à la Galerie Bibliothèque de la Part-Dieu
(c) Gaspard Félix Tournachon dit Nadar (1820-1910). Portrait de Charles Baudelaire. Tirage effectué par Claudine Sudre en 1978

Sur papier sensibilisé au chlorure d'argent tiré par noircissement direct et viré à l'or. (dit papier salé)
L'histoire commence en 1948 à Paris : Jean Pierre est photographe industriel et publicitaire, et Claudine réalise des tirages pour les grands noms de la photographie, dont Jean-Loup Sieff, Brassaï, Jean-Philippe Charbonnier. En 1968, ils créent le premier stage expérimental en photographie, une aventure qui durera vingt ans et qui leur permettra de former près de 2 000 étudiants. Parallèlement, Jean-Pierre réalise des séries personnelles de natures mortes ou abstraites, dans lesquelles il expérimente le dépôt de cristaux de sel bichromaté sur une plaque de verre.  
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Rencontre avec Alexis Pazoumian

Alexis Pazoumian découvre la photographie à 20 ans, lors d'un voyage en Jordanie, et devient très vite un passionné de l'image. Entre pureté documentaire et recherche esthétique, ses photographies reflètent le monde, tout en s'éloignant des clichés habituels. Rencontre avec un jeune talent très prometteur. 

Photographie.com : Vous avez commencé la photographie il y a quatre ans…
J'ai commencé la photo à l'âge de 20 ans en empruntant l'argentique de mon père lors d'un voyage en Jordanie. Tout de suite j'ai pris énormément de plaisir : la photo est un médium très simple pour exprimer notre ressenti sur ce qui nous entoure, et un moyen extraordinaire pour rencontrer des gens. 
J'ai continué à pratiquer l'argentique de façon très régulière. C'est parfait pour débuter, car on se doit de prendre son temps pour chaque photo et de faire les réglages soi-même ; vu que le nombre de prises est limité (et coûteux !), on est bien plus exigeant qu’avec un appareil photo numérique.
Travailler en argentique est un exercice parfait pour commencer, mais qui n'est pas forcément adapté à mes travaux de reportages : j’ai donc investi rapidement dans un appareil photo numérique, qui me permet de prendre 500 photos dans une journée ! Mais j’emporte toujours mon argentique avec moi lorsque je pars en voyage, et j’ai l’intention de m’y remettre plus sérieusement.
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Fernando Moleres. En attendant la liberté

Le photographe espagnol Fernando Moleres a remporté, le 10 décembre dernier, la Tim Hetherington Grant, pour son travail sur les mineurs incarcérés, intitulé Waiting for an opportunity. Créée en 2011 par World Press Photo et Human Rights Watch en l'honneur du photojournaliste et réalisateur Tim Hetherington (tué en Libye en 2011), la bourse vise à soutenir un projet photographique sur le thème des droits humains. Interview.

Photographie.com : Vous avez commencé ce travail en 2007, lorsque vous avez réalisé un premier photoreportage dans une prison de Sierra Leone. Qu'est ce qui vous a donné envie d'aborder ce sujet ?
L'idée m'est venue après avoir vu, dans le cadre du festival Visa pour l'image 2007, l'impressionnant reportage réalisé par Lizzie Sadin sur les mineurs incarcérés. J'ai été particulièrement touché par les conditions de vie épouvantables de ces jeunes mis derrière les barreaux partout en Afrique. Lorsque j'ai commencé à faire des recherches sur ce sujet tragique, j'ai découvert de nombreux reportages écrits racontant leur histoire, mais très peu d'images. D'où ma décision de réaliser un travail photographique qui puisse sensibiliser le public aux problèmes des jeunes prisonniers et briser le mur de silence qui les entoure.
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Didier Bizet. Empreinte transsibérienne

Entre le carnet de voyage et le portefolio, cet ouvrage nous emmène sur des terres entre l’Europe et l’Asie, sur les vastes étendues de la Sibérie. Les photographies de Didier Bizet, mises en regard de textes littéraires ou simplement informatifs, nous promènent de Moscou au centre de la Russie, de la Mongolie au nord de la Chine. L’ambiance, parfois grave et nostalgique, ne manque ni de poésie ni d’humour. Empreinte transsibérienne est le 4e ouvrage de la collection Empreinte de Critères éditions.

"Nous avons deux provodnisty qui se relaient, le jour, la nuit, le jour, l’une est une blonde boulotte assez rigolarde, l’autre une terrible gorgone qui porte un visage de plâtre encadré de frisottis blancs sur des épaules de catcheur sanglées dans l’uniforme des Jeliezny Dorogi Rossii, les chemins de fer de Russie. Jamais l’ombre d’un sourire sur l’enclume de sa face. Un travelo selon Dominique Fernandez, nous l’appelons la drag queen. Ne pas s’y frotter. Karimskaïa, Chilka, Tchernychevsk Zavod. 
J’aime les bruits des gares nocturnes. Des voix tombent des haut-parleurs, toujours des voix de femmes, retentissantes, semblant les voix de la nuit elle-même. Elles ne font pas des annonces comme chez nous, elles donnent des ordres, dialoguent entre elles, conversations de puissances invisibles."
Olivier Rolin (extraits)


Empreinte transsibérienne. Didier Bizet, éditions Critères. Préface de Géraldine Dunbar. 19,5x26 cm. 112 pages, souple avec rabats. 19,50 euros.
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La Bourse du Talent, un autre regard sur la photographie

Quatorze jeunes photographes et autant de regards sensibles sur le monde, dans un haut-lieu de la culture française : l'exposition de la Bourse du Talent, qui vient de s'installer pour la sixième fois à la Bibliothèque nationale de France, confirme encore cette année son statut d'événement majeur du monde de la photographie. 

Le vernissage de l'exposition, qui s'est tenu jeudi dernier, a attiré près de 500 photographes, journalistes, experts, institutionnels, dont Daniel Barroy (Chef de la mission de la photo au Ministère de la culture), Jean-Pierre Bourgeois (Directeur du Salon de la Photo), Frédérique Founès (Agence Signatures) ou le célèbre photo-journaliste Éric Bouvet. Selon le Président de la BnF Bruno Racine, également présent au vernissage, cette exposition annuelle témoigne des recherches des photographes émergents, et "de l'originalité de leurs points de vue. Qu’ils empruntent les chemins de leurs grands prédécesseurs, qu’ils inventent de nouveaux moyens d’interroger le médium, tous font œuvre, tous examinent l’état du monde. Le besoin de témoigner appelle de nouveaux moyens. Il leur inspire de forger un vocabulaire plastique personnel, lié ou non aux nouvelles techniques."
Fidèle à son engagement en faveur des nouvelles expressions photographiques, la Bourse du Talent 2012 se remarque par la diversité et l'originalité des points de vue proposés. Cette année, une large rétrospective est consacrée à Rémi Ochlik (tué en Syrie en février dernier), de sa première expérience en zone de conflit, en Haïti après la chute du président Jean-Bertrand Aristide en 2004, aux révolutions du Printemps arabe, en passant par les reportages réalisés en France. "La qualité de son regard et son intelligence des situations se montre à plein dans les images  présentées à la fois en hommage et en préface," écrit Bruno Racine dans le texte de présentation de l'exposition. "De ses écrits nous retiendrons la conscience du danger, la sensation de la peur et le souci de la surmonter, force caractéristique des grands reporters que furent Robert Capa et Gilles Caron."
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Trecerea ilegal - sur une photographie de Franck Boucher

éclatée sur les routes
expulsée
trecerea ilegal
tombé d’avion
tombé et mort
à cause d’un passage illégal
ville de passage
bain de sang, camp, ville torturée à l’acide,
ville d’hommes
ville de travailleurs émigrés traités...
ville d’immigrés exploités et traités comme une merde
ville de travailleurs émigrés sous payés, harcelés et injuriés
ville d’immigrés qualifiés sous exploités et traités comme des merdes
ville d’immigrés sous payés traités comme de la merde, comme une merde
traités comme de la merde
traités comme de la merde
— trecerea ilegal : en roumain se prononce "trechérea illégal" : passage illégal

P.-S.

Franck Boucher : Né en 1976 au Mans, il apprend seul la photographie en Polynésie Française entre 1996 et 2002. Devenu photographe professionnel en 2004, Franck BOUCHER se spécialise dans la prise de vue sur commande bien souvent à vocation illustrative.
Conjointement à ses activités professionnelles, il a animé bénévolement un atelier photo dans un lieu d’accueil de jour pour personne en grande précarité, dans lequel il va réaliser durant trois années « paysages d’exclus » - projet récompensé par sa nomination de « lauréat national défis jeune 2006 » décerné par le Ministère de la Jeunesse et des Sports..
Conjointement il a travaillé avec la cellule communication du COFAT commandée par le Général de corps d’armée Michel POULET en réalisant les couvertures photographiques des grands rendez-vous de l’Armée de Terre. Ce partenariat inédit mènera le COFAT à soutenir les actions photographiques caritatives du jeune photographe, en éditant en 2005 « le calendrier des S.D.F. » (illustré par les premiers portraits noir et blanc de « Paysage d’exclus ».) L’initiative surprend et les médias nationaux révéleront le travail photographique du jeune homme en émouvant la France avec « le petit permis d’exister ».
Franck Boucher clos actuellement “Paysage d’Exclus” avec la réalisation de 28 “Story-Bord-de-Vie” et proposera au-delà de l’édition de l’ ouvrage « permis d’exister », l’itinérante d’une exposition dans certaines grandes villes françaises et pourquoi pas européennes. ( Naples... )
Il espère rapidement rééditer l’ expérience de “Paysage d’Exclus” auprès d’une nouvelle population en mal d’estime de soi. afin d’utiliser le “Permis d’Exister” avec le concours d’un praticien psychologue pour démontrer scientifiquement l’étendue d’un résultat de mieux être de ces modèles exclus ordinairement de nos regards.
Story_bord_de_vie
Ce sont 28 Photos-graphies de 40X40 sur papier Fine Art au principe de la digigraphie. Elles sont la genèse d’un travail de fond sur ma manière d’exprimer ma sensibilité devant certains sujets de société banalisés par l’image traditionnelle.
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