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lundi 14 janvier 2013

Le Collectif Àquatre, créer et diffuser la photo autrement

Interview
Né de la rencontre de quatre artistes enthousiastes et pleins d'idées, le Collectif Àquatre se donne pour objectif de bousculer le monde de la photographie dite "en marge", et de réévaluer les modes habituels de création et de diffusion. À l'occasion de la deuxième édition de l'événement baptisé "4À8", qui aura lieu le 18 janvier prochain à Aix-en-Province, nous avons posé quelques questions à Philppe Leroux, photographe et membre du collectif. 
(c) Ronald Reyes
Photographie.com : Comment le collectif Àquatre est-il né ? 
Le Collectif Àquatre a pour origine la rencontre de quatre individualités : Anne Karthaus, Françoise Laury, Philippe Leroux et Alain Marsaud, qui ont choisi de travailler en commun. Ce qui nous rassemble n’est pas ce qui, à travers nos pratiques, se ressemble, mais plutôt un désir partagé de promouvoir une certaine idée de la photo et surtout d’explorer les marges, tant dans la diversité des productions, que dans les modalités de leur diffusion.
L’idée que le temps photographique ne puisse se résoudre à une équation aussi simple que « ça a été » ou « ici, maintenant » rassemble les membres du collectif. Nos pratiques en rupture avec une photographie essentiellement informative, même si, à certains égards et dans les étapes de leur travail, cette dimension n’est pas absente, nous réunissent dans une production plus pensive, sans pour autant se définir comme purement conceptuelle.
Le collectif a fêté sa première année d'existence en décembre 2012, il opère en région PACA et est actuellement basé à Aix-en-Provence.
Photographie.com : Vous avez imaginé un rendez-vous trimestriel éphémère, les "4À8". 
Comment fédérer autour de la photographie en invitant tous les publics sans restriction dans des lieux chaque fois renouvelés ?
À défaut, comment rééquilibrer dans une démarche plus participative et plus ouverte dans le tissu local urbain, les habitudes de consommation de l’art et les clivages qu’ils opèrent.
L’occasion nous est donnée de proposer de nouveaux modes de déambulation et de présentation, dans une perspective festive, tribale. Une programmation qui se déplace avec un public qui la suit et qui s’enrichit à chaque nouvel ancrage. Un jour ici, un autre là.
La notion de laboratoire trouve toute sa pertinence dans ce projet, nous sommes dans le questionnement, dans « l’essai », la réflexion s’engagera et s’enrichira des expériences réalisées.
Pour amorcer et mettre en pratique notre concept, le Collectif Àquatre a imaginé un RDV trimestriel éphémère, le temps d’une soirée. Nous les avons baptisé les "4À8″ petit clin d'œil aux "5à7" !. Ils sont ouverts à tous les publics. À cette occasion, nous proposons des projections de travaux photographiques et des vidéos, dans un dispositif narratif qui associe des performances sonores.
Elles portent dans certains cas sur des thématiques précises. Elles pourront aussi se construire dans un dispositif narratif dans lequel l’écrit et l’acte oral participeront à la construction d’une histoire. La scénographie sera évolutive en fonction des espaces, extérieurs et intérieurs, des associations. Nous prolongeons ces rencontres à travers notre blog en invitant le public à consulter les archives et les articles des "4À8″.
Photographie.com : Neuf artistes seront présentés dans le cadre de cette deuxième édition…
Pour cette 2ème édition des"4À8″ nous avons fait le choix d'une sélection de neuf projets. Certains trouveront que c’est « restrictif » au regard des projections connues et habituelles. Nous avons estimé qu’il était important de gagner en confort de projection afin de permettre au public de prendre le temps d’apprécier les images et de bien valoriser les auteurs présentés. Rappelez-vous que le dispositif est éphémère, il ne peut dépendre d’une organisation lourde (régie – programmation) dans le principe de nomadisme que nous défendons. Nous avons retenu neuf travaux, neuf auteurs aux démarches distinctes, aux préoccupations formelles (esthétiques) divergentes pour ne pas dire opposées dans certains dispositifs. 
Au premier regard l’unité ne fait pas « acte » en terme de choix éditorial, même si à certains égards nous retrouvons bien les principes/formes connus dans les pratiques photographiques (l’inventaire, le portrait, l’autobiographie, etc). Nous avons tenté de travailler débarrassés des stratégies et des contraintes propres à une programmation consensuelle, et la chose n’est pas aisée. Nous sommes au début d'un dispositif, nous touchons déjà pour cette deuxième édition des auteurs venus de tous horizons à échelle internationale.
Les photographes sélectionnés sont : ELKA, Thibaut Derien, Valérie Gondran, Michael Serfaty, Sandrine Elberg, Clara Chichin, Gaëtan Chevrier, Ronald Reyes, Xavier Blondeau.
Photographie.com : Comment ce projet peut-il évoluer à l’avenir ?
Le principe de nomadisme nous intéresse particulièrement, il permet de sensibiliser et de dialoguer. En 2013 nous nous déplacerons sur d'autres territoires, notamment à Marseille, où nous proposerons la 3éme édition des "4À8″ en collaboration avec le collectif WATT, sur une thématique précise en lien avec leur travail de création et de recherche. Nous investiront des lieux emblématiques, comme l'Abbaye de  Sénanque, des espaces ordinaires, fond de garage et arrière cour. Travailler dans la mobilité, dans la légèreté des moyens techniques, ouvre des perspectives infinies. Nos appels à projets, la conception et le montage des soirées, se construisent sur la base de données numériques ; cela représente une grande souplesse dans le travail, mais cela permet de toucher des public larges. Eloignés d'une offre" culturelle", nous avons déjà des propositions en ce sens. La caravane des "4À8″ prendra la route, la clé des champs !
Propos recueillis par Roxana Traista
10/01/2013
Pour plus d'informations, rendez-vous sur : http://collectifaquatre.fr
Projection, du 18 Janvier 2013 au 18 Janvier 2013.
Espace Forbin - Aix-en-Province
1 Place John Rewald,  13100 Aix-en-Province
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samedi 5 janvier 2013

Première édition du Prix du portfolio

La commune de Pomerol organise, dans le cadre du festival Printemps photographique de Pomerol (du 15 au 16 mars 2013), le Prix du portfolio 2013. Doté d'une bourse de 1 500 euros, le prix s'adresse aux photographes professionnels et récompense l'auteur d'un portfolio photographique réalisé ou en cours de réalisation. Le/ la lauréat(e) bénéficiera également d’une exposition au Printemps Photographique 2014.
(c) Philippe Lopparrelli. Le photographe sera exposé dans le cadre du festival Printemps Photographique de Pomerol, aux cotés de Françoise Huguier, David Helman, ou Guillaume Binet.

Réservé uniquement aux photographes professionnels (sans limite d’âge), le Prix du portfolio sera décerné en mars 2013 par un jury de professionnels. Avant d’être soumis au jury final, les dossiers présentés feront l’objet d’une présélection effectuée par une Commission désignée par le Printemps Photographique de Pomerol, qui pourra comprendre des membres du jury.
Les photographes intéressés sont invités à envoyer un dossier contenant au maximum 20 images, sur un sujet de leur choix. Le travail présenté ne doit pas avoir été primé auparavant, et les images devront obligatoirement être présentées sous support papier avec un minimum de 20x30cm et un maximum de 30x40 cm. 
Les dossiers devront arriver à la Mairie de Pomerol au plus tard le 16 février 2013, et être envoyés à l’adresse suivante : Mairie de Pomerol, 10 rue Tropchaud, 33500 Pomerol.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur : http://www.printempsphotographiquedepomerol.com/Accueil.html
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dimanche 23 décembre 2012

Les Sudre, une famille de photographes

Dans la famille Sudre, le "virus photographique" n'a épargné personne. Parents et enfants créent, depuis plus de quarante ans, une oeuvre singulière qui couvre l'ensemble des domaines photographiques, de l'enseignement de la photographie à l'art du tirage, en passant par les portraits, les natures mortes ou la photographie de paysage. Après l'exposition organisée au FIAP Jean Monnet dans le cadre du Mois de la Photo, les Sudre s'exposent à Lyon, à la Galerie Bibliothèque de la Part-Dieu
(c) Gaspard Félix Tournachon dit Nadar (1820-1910). Portrait de Charles Baudelaire. Tirage effectué par Claudine Sudre en 1978

Sur papier sensibilisé au chlorure d'argent tiré par noircissement direct et viré à l'or. (dit papier salé)
L'histoire commence en 1948 à Paris : Jean Pierre est photographe industriel et publicitaire, et Claudine réalise des tirages pour les grands noms de la photographie, dont Jean-Loup Sieff, Brassaï, Jean-Philippe Charbonnier. En 1968, ils créent le premier stage expérimental en photographie, une aventure qui durera vingt ans et qui leur permettra de former près de 2 000 étudiants. Parallèlement, Jean-Pierre réalise des séries personnelles de natures mortes ou abstraites, dans lesquelles il expérimente le dépôt de cristaux de sel bichromaté sur une plaque de verre.  
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La Bourse du Talent, un autre regard sur la photographie

Quatorze jeunes photographes et autant de regards sensibles sur le monde, dans un haut-lieu de la culture française : l'exposition de la Bourse du Talent, qui vient de s'installer pour la sixième fois à la Bibliothèque nationale de France, confirme encore cette année son statut d'événement majeur du monde de la photographie. 

Le vernissage de l'exposition, qui s'est tenu jeudi dernier, a attiré près de 500 photographes, journalistes, experts, institutionnels, dont Daniel Barroy (Chef de la mission de la photo au Ministère de la culture), Jean-Pierre Bourgeois (Directeur du Salon de la Photo), Frédérique Founès (Agence Signatures) ou le célèbre photo-journaliste Éric Bouvet. Selon le Président de la BnF Bruno Racine, également présent au vernissage, cette exposition annuelle témoigne des recherches des photographes émergents, et "de l'originalité de leurs points de vue. Qu’ils empruntent les chemins de leurs grands prédécesseurs, qu’ils inventent de nouveaux moyens d’interroger le médium, tous font œuvre, tous examinent l’état du monde. Le besoin de témoigner appelle de nouveaux moyens. Il leur inspire de forger un vocabulaire plastique personnel, lié ou non aux nouvelles techniques."
Fidèle à son engagement en faveur des nouvelles expressions photographiques, la Bourse du Talent 2012 se remarque par la diversité et l'originalité des points de vue proposés. Cette année, une large rétrospective est consacrée à Rémi Ochlik (tué en Syrie en février dernier), de sa première expérience en zone de conflit, en Haïti après la chute du président Jean-Bertrand Aristide en 2004, aux révolutions du Printemps arabe, en passant par les reportages réalisés en France. "La qualité de son regard et son intelligence des situations se montre à plein dans les images  présentées à la fois en hommage et en préface," écrit Bruno Racine dans le texte de présentation de l'exposition. "De ses écrits nous retiendrons la conscience du danger, la sensation de la peur et le souci de la surmonter, force caractéristique des grands reporters que furent Robert Capa et Gilles Caron."
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